Thursday, 14 July 2016

Je souffre donc je suis…

"Ce texte est une oeuvre de fiction. S.V.P. trouvez votres propres interprétation de ce texte et que celle-ci vous aides à progresser dans votre vie."
- Serge Cote


Section 1


Je ne peux pas crier.

Je ne peux pas voir.

Je ne peux pas entendre.

Je ne peux pas sentir.




Mais je peux ressentir….   je souffre….





Je hurle en moi.

Le temps n’est plus.

Pourquoi je suis dans cette prison sensorielle?

Est-ce qu’il y a eu une réalité avant. Des souvenirs vagues d’une existence qui m’est lointaine.

Est-ce que je suis vraiment réel? Ou peut-être que je suis une pensée perdu dans l’immensité énergétique de l’univers?

Est-ce qu’il y a une existence au-delà de ce que je ressens?



Suis-je?

Comment puis-je ressentir si je ne suis pas?

Le vide, il n’y a rien.

Je souffre dans l’inexistence. Si l’inexistence, pourquoi je souffre?

« Aidez-moi!!! »

« Quelqu’un! Venez me sortir de cette souffrance! »






Le vide.

L’inexistence.

Je ne suis pas.

Peut-être que si j’arrête de penser, je vais simplement disparaître.

Oui, disparaître, c'est la solution.












Section 2

J’entends quelque chose. Un doux son qui attire mon attention. Un rappelle que je suis.

J’aime ce son, il me réchauffe et me fait oublier la souffrance. Il me fait oublier mon inexistence.

Je ne comprends pas ce qui se passe, mais je ressens une force qui m’attire. Elle me guide vers la douce lumière qui se présente au-delà de moi.

La réconfortante souffrance est en train de me quitter.

J’ai l’impression de perdre quelque chose. Je lutte pour ne pas aller vers la lumière. Elle ne peut pas me duper, je ne suis pas aussi facile à attraper.

Le son disparait et la lumière aussi. Et je reviens dans mon vide rempli de souffrance.










Le vide est une couverture qui me recouvre de son inexistence.

La souffrance est là, mais elle me semble plus lointaine.











Titillement.

Un bruit me dérange et me tire de ma torpeur.

J’entends une voie qui me dit :
-         « Je peux t’aider. »
-         « Pourquoi moi vouloir ton aide? » Je répondis
-         « Tu peux encore exister. Je peux te guider. »
-         « Exister c’est souffrir. » Je réponds
-         « Il y a de l’espoir pour expérimenter beaucoup plus que la souffrance. » « Ne te laisse pas disparaitre. »

Je pris un moment pour me demander ce que je voulais. C’est là qu’un flash m’apparut. Je ressentis l’amour, le plaisir, la joie et l’accomplissement venant d’expériences précédentes. Je compris que la souffrance n’était pas la seule expérience disponible.

-         « Ok, je vais te suivre. » Je répondis
-         « Suis le son de ma voie. » « Je vais te guider. »

Suivant la voie, je me retrouve près de la lumière. Cette-fois ci, je ne résiste pas. J’entre dans celle-ci.












Section 3

Je suis couché dans un lit d’hôpital. Devant moi il y a un médecin avec un grand dossier entre les mains.

-         « Vous devez regarder ce dossier. » Et le médecin me présente celui-ci.

J’ouvre le dossier. Il est vide. Il n’y a qu’un petit point noir en plein milieux de la page.

Je regarde le point et soudainement il m’aspire en lui. En un instant, tout me reviens.

Mes choix, mes actions et toutes mes différentes incarnations. Tout me revient.

Je comprends qui je suis et ce que je veux accomplir.

Je me rends compte de mes réussites et de mes échecs.

Je prends conscience de tout ce qu’il me reste encore à expérimenter.

J’ai toujours le même problème, je peux vouloir atteindre certain objectifs dans mes incarnations, mais j’oublie tout en m’incarnant.







Dans cette dernière incarnation, j’ai été un mouton.

Toutes ces années de certitude et de militantisme en faveur du nihilisme.

Je me trompais.

Si seulement je n'avais pas été pris dans le tourbillon de la toute puissante science. Toutes ces certitudes.

Si seulement je m'étais posé plus de questions. Si seulement j'avais gardé un esprit ouvert, peut-être que je me serais rendu compte qu'il y avait plus que ce que je croyais.

Bon, je ne peux pas changer ce qui s’est produit. Je ne peux pas revenir en arrière.

Pourtant, avancer c’est si simple. Juste l'acte de penser et de tenter de trouver une réponse est suffisant pour nous faire progresser. L'effort est la base de toute réussite.

Nous ne pouvons pas nous mentir à nous même. Alors, je dois apprendre à m'écouter. Si je ne me sens pas bien avec quelque chose, ce n’est pas important de savoir si c’est vrai ou pas. Si je ne suis pas bien, c’est possiblement parce que ce n’est pas bon pour moi.

Ici, je ne parle pas de religions. La grande majorité des organismes religieux sont plus intéressé à développer leur pouvoir sur les masses (comme les politiciens) que de vraiment vous aider à prendre votre envol.









Section 4

Mes plans établis, mon environnement choisi, je reviens m’incarner dans le corps d’un fœtus.

Dans mes premier instants, je garde souvenir de qui je suis et ce que je suis venu faire dans ce corps.

Mais petit à petit je perds le contact avec tout cela.

Et l’expérience existentielle m’accapare dans toute sa sublime réalité sensorielle.

Alors que je perds le contact avec ce que j’étais, un rush puissant et psychotrope m’assaille et me faire convulser dans le placenta. La femme, qui est en train de me donner vie, vient de consommer une drogue puissante.

Qu’elle le sache ou pas, elle vient de modifier ma croissance et je me retrouve aussi accro qu’elle à la drogue qu’elle consomme.

Et le cycle recommence, mais cette fois-ci avec une mère drogué qui me transmet sa dépendance. J’ai encore beaucoup à apprendre.


Fin

2016 01 01

Serge Cote

Thursday, 23 June 2016

Tuez-moi

Voici une histoire que j'ai écrite en 2005. Après une révision, j'ai décidé de la publier sur mon blog. Le concept original était pour un personnage de jeu de rôle que je voulais ajouter dans une game. Mais l'ocasion ne c'est jamais présenté.

Bonne Lecture

*/*

Habituellement, je n’ouvre jamais la porte après le coucher du soleil. Mais ce soir-là, je me suis laissé attendrir par la belle jeune femme qui se trouvait devant ma porte.

Cheveux noirs longs et brillants, de grands yeux gris profonds, des lèvres pleines et invitantes. Comment un homme peut-il résister devant une telle déesse. Il n’y a qu’une action possible, c’est de la laisser entrer et espérer qu’elle ne vient pas seulement pour utiliser le téléphone.

Lorsque j’ouvris la porte, elle me demanda si je pouvais la laisser utiliser mes toilettes. Je me doutais bien que cela n’était qu’un prétexte, mais je ne pouvais pas m’imaginer ce qu’elle avait en tête.

En marchant dans le couloir, elle me fit des remarques sur ma collection de couteau et d’épée. Moi, j’étais beaucoup plus intéressé par les courbes voluptueuses de son corps enveloppé de velours.

Pendant qu’elle était dans la salle de bain, je pris le temps de nous verser un petit verre de porto. Il n’y a rien de mal à prendre un petit porto avant de reprendre la route. Je me disais qu’elle allait sûrement accepter de prendre ce verre avec moi. J’avais l’espoir que cela pourrait se développer en quelque chose de plus intéressant.

En sortant de la salle de bain, elle sourit en prenant le verre. J’étais totalement sous son charme. Elle m’avait pris dans son filet.

Elle me raconta qu’elle était en route pour Montréal. Elle devait y faire un défilé de mode. Elle me dit qu’elle trouvait la route très longue ce soir. Et qu’elle aimerait bien trouver un Motel dans le coin pour s’y reposer.

Dans un élan de compassion je lui offris de prendre la chambre d’ami. Elle accepta avec son superbe sourire. J’étais tellement pris dans le tourbillon de mes fantasmes que je ne remarquai même pas qu’elle avait vidé le porto dans la plante sur le bord de la porte. Lorsqu’elle vint se coller en prétextant vouloir voir de plus près la peinture qui était juste derrières-moi, j’étais sur le point d’exploser. Elle me regarda dans les yeux et vint poser un baiser sur mes lèvres. L’instant d’après, je me suis retrouvé dans le lit avec cette déesse dénudé près de moi.

Je n’ai aucun souvenir de lui avoir fait l’amour. Mais je me souviens qu’elle me raconta que ce fut fantastique. Que j’étais le meilleur amant qu’elle ait rencontré de toute sa vie. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi elle n’avait pas profité de ma confusion pour m’enlever la vie. Pourquoi elle m’avait laissée reprendre mes sens avant de m’attaquer.

C’est au moment où j’étais en train de me lever pour aller aux toilettes qu’elle bondit dans mon dos et tenta de me mordre le coup. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est que j’avais une formation en combat et que j’avais de bons réflexes. En roulant sur moi-même, je réussi à me sortir de son emprise. Et en moins de deux je me suis précipité vers la porte.

J’attrapai une lame juste avant qu’elle revienne pour me sauter à la gorge. Je ne me suis même pas posé de question. Mon bras propulsa la lame pour lui trancher la tête alors que je tombais sur le dos avec elle. Une fontaine de sang m’aspergea et une partie de ce liquide chaud me tomba dans la bouche. Le goût était sublime, je ne pensais pas que le sang pouvait créer une telle extase.

Je l'avais tué.

Depuis ce jour, je suis un vampire. Le sang est ma drogue.

Chaque soir, je vais chasser pour combler une soif qui ne s’étanche jamais.

J’ai perdu beaucoup de poids et j’ai pris l’apparence d’un cadavre.

Ma peau est blanche et translucide et je ne supporte plus le soleil.

Ma vie n’est plus une vie.

Je suis un monstre.

Une créature puante et infecte. Tout ce qu’il faut pour vomir.

Où est la romance gothique dans ce que je suis devenu ?

Chaque soir je me lève et j’ai besoin de tuer pour continuer à exister.

Le suicide, j’y ai pensé. Je ne comprends pas ce qui se passe, mais il y a un commandement en moi. Celui-ci m’empêche de me tuer. À chaque fois que j’essaie, je perds le contrôle et me retrouve dans un endroit hors de tout danger.

Je suis un immortel qui veut mourir.

J’ai l’éternité mais je n’en veux pas.

J’ai des pouvoirs fantastiques, mais je ne retire aucun plaisir de les utiliser.

Ma vie est une suite de supplice et je n’ai aucun espoir d’en finir.

J’ai écrit ce texte pour qu’un chasseur me trouve et me détruise. Je veux mourir.

Mon nom est Martin Desbiens, tous les soirs à 21:00, je viens prendre un verre de vin rouge au restaurant de la maison du spaghetti sur grande allée à Québec. Je porte une broche avec une oie blanche.

Serge Cote

2005 01 29

Sunday, 1 May 2016

Projet de vie

Je m’appelle Claude Morin. Je ne suis pas une vedette.

Il y a quelque temps, je chantais dans un groupe rock. Mon surnom était Clovis. La musique était toute ma vie. J’y investissais toutes mes énergies.

Mon arme secrète était que j’avais la capacité fantastique de simuler.

Dès mon enfance, on me diagnostiqua une insensibilité émotionnelle grave. Communément nommé par la presse populaire comme ‘Psychopathie’. Plus simplement, j’étais incapable de ressentir ce que la majorité des gens ressentaient.

Je dus apprendre à simuler les réactions reliées avec les émotions que j’aurais dû ressentir.

Comme j’étais différent, j’étais constamment en train de me chercher. En devenant chanteur, j’eus l’impression d’avoir trouvé ma voie pour joindre la communauté humaine.

Le nom de mon groupe était « Ex-Disorder ». On faisait dans le style « Disturbed », « Creed », « Seether » et « Nickelback ».

Maintenant, si je reviens à ce que je veux vous raconter, je dois vous parler de la première fois où je l’ai vue. C’était à l’un de mes gros shows. On était le band d’ouverture pour « Lacuna Coil » à l’impérial de Québec. Il y avait plusieurs centaines de personnes dans la salle.

Comme à mon habitude, j’aimais beaucoup m’approcher du bord du stage pour établir un contact personnel avec les gens dans la salle. Et ce soir-là, elle était dans la foule. Elle portait le gilet de notre band. Celui-ci était un peu déchiré pour laisser entrevoir ses formes voluptueuses. Elle ne portait rien sous le gilet. Je lui fis un grand sourire. Et je lui donnai un petit extra en lui envoyant un clin d’œil appréciatif.

On n’était pas un gros band, alors la sécurité en back stage était plutôt légère. De ce fait, il était relativement facile de venir nous voir. Ce soir-là, il y avait plus d’une dizaine de nos fans dans notre loge. Avec l’alcool et autre substance, on était sur le « party ».

J’étais en train de mordiller le lobe d’oreille de Julie quand Josiane entra dans la pièce. Mon attention se dirigea vers ma belle sorcière. Julie s’en rendit compte. Elle s’éclipsa de mes bras pour aller voir Jean (mon bassiste) qui passait à proximité de moi au même moment.

Sans hésiter, Josiane vint se blottir contre moi. Passant ses bras autour de mon cou, elle vint me chuchoter à l’oreille.

- J : « Moi c’est Josiane. » Mettant une intonation sensuelle sur son nom.
- J : « Clovis, tu es à moi. »
- C : « Est-ce que tu me mérites? » Fût ma réponse que je lui lancer en lui mordant le coup.
- J : « Je vais te faire oublier toutes les autres. » Me lança telle avec un grand soupir.

Elle n’était pas la première à me dire ça. En fait, elles me disaient toutes quelque chose dans le même genre. Elles s’imaginaient toutes que je j’allais devenir fou d’elles. Si seulement j’en avais eu la possibilité.

Nous avons passé la nuit ensemble. Au matin, on échangea nos numéros de téléphone avec la promesse de se revoir bientôt. Le sexe avait été bon, mais pas au-dessus de la moyenne. Je n’avais pas vraiment l’intention de la rappeler.

Une semaine plus tard, mon band se retrouva invité à venir faire une prestation sur le « Cyber Rock Stage ». C’était un « show » en ligne qui permet à des milliers de personnes partout dans le monde d’assister à notre show en « streaming ». Une opportunité fantastique de nous faire connaitre.

L’adrénaline au max, mon band est monté sur le stage pour se donner à 200%. L’ambiance était survoltée. À la deuxième chanson, j’étais déjà torse nue. La sécurité de l’endroit avait beaucoup de mal à contenir les femmes qui voulaient monter sur le stage. C’était la guerre.

L’ambiance était survoltée. Dans cette folie, je remarquai Josiane. Elle portait un corset en cuir noir bordé de dentelle. Elle me fit un énorme sourire et m’envoya un clin d’œil coquin. Pendant un moment, j’eus l’impression qu’elle m’avait lancé un sort.

Pendant la chanson « Inside the fire » du band « Disturbed », j’avais prévu d’utiliser une lame de rasoir pour me couper un peu le torse. Je trouvais que cela donnerait beaucoup d’intensité à ma prestation.

À la première blessure, je ressentis un petit pincement douloureux et un peu de sangs coula sur ma peau. Mais la réponse de la foule et l’ambiance électrique sur le stage m’incitèrent à me couper encore et encore. Parmi toutes ces blessures, j’ai possiblement accroché une veine principale. Le sang giclait à profusion.

L’un des jets rouges arriva jusqu’à la poitrine de Josiane. Mon sang sur sa peau blanche donna un effet monstre. Par la suite, de la voir dessiner un symbole pour ensuite porter son doigt à sa bouche, ce fut le summum de l’érotisme. J’étais hypnotisé par sa volupté. J’en ai presque perdu le fil de la chanson.

Après quelques moments, je me sentis moins énergique. La tête commençait à me tourner. Avec beaucoup de volonté, je réussis à finir ma chanson. Laissant tomber le micro au sol, je me dirigeai vers le bord de la scène où une fille de l’ambulance Saint-Jean m’attendait. Je perdis connaissance à ses pieds.

À mon réveil, j’étais dans le gros fauteuil de la loge. La belle ambulancière me nettoyait mes blessures.

- C : Je regardai mon drummer Frank pour lui demander « Comment ça s’est passé? »
- F : « On a foutu le bordel. Quand tu es tombé au sol, une bonne douzaine de femmes sont montées sur le stage en panique. C’était complètement fou. Ça fait juste 30 minutes que l’on a fini le show et les visionnements sur YouTube ont déjà dépassé les 30 000.» Me lança-t-il avec un grand sourire.
- C : « Ex-Disorder va prendre son envol. »
- F : « C’est pour la vie mon pot! Le band est en train de devenir une entité plus importante que chacun de nous. »

Il n’est pas en train de le devenir, il l’est depuis bien longtemps.

J’étais marié avec « Ex-Disorder ».

Je n’avais pas de vie en dehors du band. J’y consacrais tout mon temps et toutes mes énergies. J’étais le chanteur à temps plein. Quand je faisais mon épicerie, c’est le chanteur d’Ex-Disorder qui faisait son épicerie.

Le band était mon vampire. Cette entité me vidait de mon énergie. Comme capitaine bonhomme, un jour j’étais certain de mourir sur un stage.

Le lendemain, je reçus une livraison de fleurs. Une douzaine de roses rouges. Et il y avait ce petit mot de joint.

--
Tu es unique. Je suis heureuse d’avoir croisé ton chemin et j’espère que cela va se reproduire. Fais-moi signe.

Tendrement

Josiane --

Repensant à mon sang sur ses seins, j’eus envie de la revoir. Et je l’appelai pour l’inviter à venir passer la soirée avec moi.

Elle arriva avec une grosse boite en carton.

- J : « Mon beau Clovis. Je suis heureuse te revoir. » Elle m’embrassa langoureusement. Elle me donna la boite.
- J : « Un petit cadeau pour plus tard. Mets ça de côté. Je vais te dire quand tu vas pouvoir l’ouvrir. »
- C : « Oui, c’est comme tu le désires. »

Docilement, je mis la boite de côté. Pour une raison que je ne comprenais pas, j’étais enclin à suivre ses instructions.

Après avoir mangé et pris beaucoup de vin, elle m’indiqua qu’elle voulait que l’on aille sur le lit et que je devais emporter la boite. Je m’exécutai avec un petit point d’appréhension. Je n’avais pas l’habitude que l’on me fasse des surprises.

Elle sortit une baguette noire de son sac. Cela ressemblait à une baguette de drums mais un peu plus longue. Elle frappa le creux de sa main tout en me regardant avec un large sourire.

- J : « Clovis, je connais ton secret. »
- J : « Je vais m’occuper de toi comme tu le mérites. »
- J : « Je vais m’assurer que plus rien ne va se placer entre nous. Nous sommes unis pour l’éternité. »
- C : « Comme tu le désires. » Les mots étaient sortis de ma bouche en dehors de ma conscience. Mais je me sentais bien de l'avoir fait.
- J : « Mets-toi à genoux. Je suis ta maitresse et tu vas vouer un culte au sol sur lequel je marche. » J'étais un peu surpris. Je trouvais cela bizarre. Mais au fond de moi, je sentais que c’était approprié que je le fasse. Je ne voyais pas de raison de ne pas le faire.
- J : « À genoux. » Elle plaça sa baguette en arrière de mon coup et me força à me mettre à genoux. Elle n'eut pas besoin de mettre beaucoup de pression. Je me retrouvai à genoux devant celle.
- J : « Tu es à moi. Dès maintenant, tu vas te réserver uniquement pour moi. »
- C : « Oui maitresse. » Il y eut un déclic en moi. Une sensation merveilleuse m’engloba d’une douce chaleur. Je me sentis tellement bien.
- J : « Ouvre la boite. Mets ce qui s’y trouve. » J’ouvris la boite et en sortie un collier-de-chien assez grand pour moi et un ensemble en Latex noir.

On y passa toute la nuit. Je comblais toutes ses demandes et elle me récompensait en retour. Elle me donna des orgasmes sublimes. Je me sentais bien. Elle me donnait un sentiment d'être en sécurité. Je ne voyais plus ma vie sans Josiane. Elle était devenue le centre de mon univers et je n’existais que pour l’adorer.

Après avoir passée toute ma vie à jouer un personnage, là j’avais la certitude d’avoir trouvé qui j’étais vraiment.

Je mis de côté mon projet musical. Après avoir manqué deux répétitions et ne pas avoir donnée de nouvelles pendant plus d’une semaine, Frank, Jean et bob se présentèrent à mon appartement. Je me doutais que cela pouvait arriver. Sans moi, le band n’existait plus.

Après un moment, la discussion prit une orientation agressive. Des accusations firent irruption contre Josiane. Mes ex-compagnons musicaux avaient raison, Josiane venait de tuer Ex-Disorder.

C’est à ce moment que je me rendis compte que je n’avais plus d’intérêt pour le band et que j’allais les laisser tomber.

- C : Prenant un grand respire : « C’est fini. Je ne suis plus dans Ex-Disorder! Partez! Laissez-moi vivre ma vie. » Les gars furent bouche bée. Jean et Bob sortirent en silence. Avant de sortir, Frank me regarda tristement avant de m’envoyer une droite en plein visage. Je me retrouvai sur le dos. Il me regarda sans dire un mot et referma la porte derrière lui. Je ne pouvais pas lui en vouloir.

Je pensais que c’était fini. Que je n’aurais plus de nouvelles du band.

Mais je me trompais. Le lendemain, je commençai à recevoir des messages de fans sur mon cellulaire. Unanimes, ils voulaient que je revienne dans le band. J’en ai reçu plus d’une centaine la première journée. Les gars avaient mis un message sur la page du band pour demander aux fans de m’envoyer des messages pour que je revienne. Ils ont même mis mon numéro de téléphone dans le message.

J’en parlai avec Josiane. Elle me convainquit de venir habiter avec elle. De débrancher mon cellulaire et de fermer ma page Facebook. Que je devais prendre une pause. Elle allait s’occuper des autres pour qu’ils arrêtent de me troubler.

Je fis tout ce qu’elle me demanda sans hésitation. Dans la même soirée, j’avais déménagé mes choses. Josiane m’incita à laisser mes meubles et la majorité de mes biens en arrière. Elle allait s’occuper de tout.

Le dernier message que j’ai lu sur ma page Facebook parlait d’un accident de voiture impliquant les membres du groupe Ex-Disorder. J’hésité un moment avant de me déconnecter et de fermer mon compte. Cela ne me concernait plus.

Je suis sous la protection de ma maitresse. Je l’adore de tout mon être. Je ne sens pas le besoin de quitter l’appartement. Je suis son esclave et cela ne me dérange pas. En fait, je suis bien. Je plane sans me soucier de quoi que ce soit. Elle s’occupe de moi et je suis heureux.

Je n’ai plus entendu parler d’Ex-Disorder.


Josiane est le centre de mon existence, rien n’a plus d’importance en dehors de l’adorer.

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Par Serge Cote 201600501
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Sunday, 31 January 2016

La Terre Tourne

Plaçant un nouveau clip dans mon Glock, j’active l’arme pour faire entrer la balle dans la chambre. Je dois me concentrer. Chaque balle compte. Je ne peux pas me permettre de manquer ma cible.

Encore deux couloirs à franchir. Un peu moins de 20 mètres avant d’arriver au laboratoire de Sophie. Je dois me concentrer sur le moment présent. Il faut que je sois efficace.

J’ouvre la porte de l’étage en essayant de faire le moins de bruits possible. C’est alors que l’odeur, cette odeur qui m’était inconnu il y moins de 2 jours. L’odeur terrible de la chaire qui se décompose me prend par surprise malgré que ce ne soit pas la première fois. Je reprends le control avec ma volonté. Je dois sauver Sophie. Plus rien d’autre n’a d’importance. Je regarde de chaque côté. Le couloir est vide. Je retiens la porte de la cage d’escalier pour qu’elle ne claque pas en se fermant. Restant alerte, je m’avance vers le secteur du laboratoire.

La première porte sur la gauche est celle du bureau de Jacques. Un gars qui m’a vendu sa Honda Civic l’année passée. C’est justement cette voiture là que j’ai utilisé pour m’en venir ici. Je m’arrête sur le bord de la porte entre ouvert. J’entends du bruit à l’intérieur. Quelqu’un est en train de manger quelque chose de juteux. Je dois me concentrer, ne pas laisser mon imagination s’emballer. Je dois rester calme.

Rapidement je jette un coup d’œil à l’intérieur. Il y a quelqu’un d’agenouillé au sol près du bureau. Cette personne est dos à la porte. Elle est penchée sur une autre personne couchée sur le dos. Je ne vois que les jambes de cette deuxième personne. J’évite de faire du bruit. Si je le peux, j’aimerais arriver au laboratoire sans avoir besoin de tirer une seul balle.

Je dépasse l’entré et continue silencieusement dans le sombre corridor. Sur la droite il y a le bureau de Lise. La porte est fermée. Mais dans la petite fenêtre sur le côté je peux voir que le bureau est un champ de bataille. Il y a des éclaboussures de sang un peu partout dans le bureau. Il ne semble pas y avoir de vie à l’intérieur. Je continue mon chemin.

Tout va bien, il ne semble plus y avoir personne sur l’étage. J’avance vers la porte du fond en regardant de chaque côté dans les bureaux vides. Mon cœur accélère en approchant de mon objectif.

Le message que ma sœur m’a envoyé sur mon cellulaire ne laissait planer aucun doute. Le laboratoire a été pris d’assaut par les enragés. Elle est prise dans le sas de la chambre de test. D’un côté il y avait deux technicienne de laboratoire ayant été contaminé et de l’autre se trouve Albert Ducharme le directeur du laboratoire qui lui aussi a été contaminé. Par chance, Sophie a réussi à barrer les portes du sas, mais de ce fait, elle est prise là.

J’arrive à la hauteur du bureau de Sébastien. La porte est ouverte et j’entends du bruit venant de l’intérieur. Merde, je suis presque rendu à la porte du couloir pour se rendre au laboratoire. Rapidement, j’essaie de voir ce qui se passe à l’intérieur. Même si je fais cela rapidement, l’enragé qui se trouve là me voit et s’élance dans ma direction. Visant la tête, je tire deux fois. Je touche la joue et le front de l’enragé et il s’effondre.

J’entends plusieurs cris sur l’étage et je m’élance en direction de la porte du couloir. Sans regarder en arrière de moi j’ouvre la porte rapidement pour la refermer aussitôt. Par la petite fenêtre, je vois plusieurs enragé qui fonce vers la porte. Je n’ai pas les clefs pour barrer celle-ci. Me retournant pour prendre le corridor vers le laboratoire, je me retrouve face à face avec Jule. Jule est le directeur marketing d’Idepharma. Merde, je suis mort. À cette distance je n’ai pas le temps de lever mon arme pour l’abattre. Mais il n’attaque pas. Son regard est terne et il me dit : « Toi aussi tu n’es pas contaminé? Est-ce que je peux venir avec toi? »

Et moi de répondre : « C’est certain Jule, mais il faut se dépêcher. Il y en a une demi-douzaine qui s’en vienne vers nous. Vite, il faut bouger. » Sur ce, je le prends par le bras et le force à courir pour aller vers le labo.

Je n’avais pas encore ouvert la porte du labo que j’entendis la porte à l’autre bout du corridor s’ouvrir et la horde d’enragé s’engouffrer en arrière de nous. Gardant mon attention sur la porte du labo, je l’ouvris et fit entrer Jule pour ensuite la refermer en actionnant la barrure de l’intérieur. Cette porte barrée devrait les retenir un peu.

C’est en me retournant que j’entendis Jule s’exclamer : « Non! » Du coin de l’œil je vois une technicienne qui essai de mordre Jule. Je m’avance rapidement. Jule tient la tête de la technicienne à bonne distance pour qu’elle ne le morde pas. J’appuis le canon sur la tête de l’enragé et je tire une balle. La calotte explose et la cervelle s’étale sur le mur juste en arrière. Je n’ai pas le temps de relaxer, l’autre technicienne s’avance rapidement vers moi. Je vise et je tire. La balle frappe dans son nez et traverse la tête pour ressortir en arrière avec une partie de la cervelle. Elle s’effondre. Selon ce que Sophie m’a dit, il ne devrait pas y avoir d’autre enragé dans la pièce.

Je regarde Jule : « Est-ce qu’elle t’a mordu? » Il me fait non de la tête. Le regard fixe sur les morceaux de cervelle qui tombe progressivement du mur pour s’échouer sur le plancher. Rien de plaisant, mais je dois me concentrer et m’occuper de trouver un moyen pour sortir Sophie d’ici. Je m’avance vers la porte du sas. Dans la vitre je voie ma sœur qui est accroupis dans un coin.

« Sophie! » Je frappe dans la vitre. « Sophie je suis là! » Elle lève la tête et me regarde. Dans ces yeux une flamme d’espoir s’allume. « Tu as reçu mon message! Mon petit frère, je suis tellement heureuse de te voir. » Elle se lève pour venir ouvrir la porte et sauter dans mes bras. Me serrant très fort contre elle. « Il faut quitter la ville. On ne peut plus rien faire ici. L’endroit est compromis. Je connais un laboratoire sécuritaire. Il faut y aller maintenant. J’ai peut-être encore une chance de trouver un vaccin.»

Ma petite sœur, la cervelle de la famille Latendresse, elle pourrait trouver le moyen de régler cette crise. Je sourie et un vent d’espoir souffle sur mon visage. Il faut que je m’assure qu’elle puisse se rendre à ce laboratoire et travailler sur le vaccin. « En premier, je dois nous faire sortir d’ici sain et sauf. » S’étirant pour prendre un sac à dos, elle le remplit de papier et d’un ordinateur. Pour ensuite me le donner. « Mets ça dans ton dos et attache le solidement. Il ne faut pas que tu le perdes. Là-dedans il y a assez d’information pour trouver comment combattre le virus. Il y a toutes l’info que j’ai été capable d’avoir venant de la patiente zéro. Elle aurait été contaminé au lac du Chiapas, dans le sud du Mexique.»

J’ajuste le sac pour qu’il ne ballote pas. Comme ça, son contenu ne viendra pas frapper dans mon dos quand je vais courir.

Jule est en boulle et il chigne. Merde, il faut qu’il se reprenne ou je vais devoir le laisser en arrière. Ma priorité c’est Sophie.

Bang! Bang! Les enragés devant la porte sont de plus en plus nombreux et de ce fait, la porte commence à craquer sous les coups. Je ne sais pas combien de temps j’ai encore avant qu’ils entrent. Faut que je trouve une autre sortie. Peut-être les conduits de ventilation. On est proche du conduit principal. On pourrait peut-être ramper jusqu’à lui et ensuite sortir dans la cage d’ascenseur. À partir de la cage, on peut avoir accès à un étage qui serait moins remplis d’enragés.

Je m’approche de Sophie : « On pourrait peut-être accéder à la ventilation. Ça s’en va vers les ascenseurs et de là on va pouvoir changer d’étage et trouver un étage moins congestionné où l’on va pouvoir prendre la cage d’escalier de service. C’est par là que je suis venu ici. »

Elle me sourit : « Oui, tu connais bien la bâtisse. Si c’est possible, on va te suivre. »

Plaçant un bureau en dessous de la trappe principale, je monte sur celui-ci pour ouvrir la grille. Ouf! Le conduit n’est pas large, ça va être serré. Mais je crois que l’on peut passer. Le seul problème, c’est que je crois que ça va être juste assez solide pour le poids d’une personne. On va devoir y aller en laissant un bon 5 pied entre nous pour répartir le poids au maximum. Je me dois d’entrer en premier, je suis le seul à connaitre la direction que l’on doit prendre et pour moi c’est facile de m’orienter dans la bâtisse même dans un conduit de ventilation.

Je place une chaise sur le bureau et j’explique à Sophie et à Jule comment monter dans le conduit. Et je leurs spécifie de laisser 5 à 6 pieds entre eux avant d’entrer dans le conduit.

J’entre dans le conduit. J’ai moins de 6 pouces de libre de chaque côté. Je me dois de me déplacer comme un serpent avec les bras en avant et à me tortiller pour avancer. C’est terriblement lent. J’espère que la conduite va s’agrandir quand on va atteindre le couloir qui est à moins de 10 mètres. J’entends quelqu’un monter dans le conduit après moi. Je ne sais pas si la distance est bonne. J’espère juste que le conduit va être capable de soutenir le poids.

J’arrive enfin au conduit du corridor et comme je le pensais, il est le double de celui ou je me trouvais. J’ai la capacité de me mettre à quatre pattes pour avancer. Je prends deux seconde pour regarder dans le conduit d’où je viens. C’est le visage de Jule qui me regarde et je vois dans ces yeux qu’il ressent le malaise des espaces clôt. Je lui fais mon sourire rassurant et je lui indique la direction que je prends. Ensuite je m’élance dans le conduit. Il ne faut pas trop se rapprocher, je ne voudrais pas que le conduit se décroche et nous fasse tomber au sol devant un groupe d’enragé.

J’avance plus rapidement et je me retrouve devant le conduit qui débouche sur l’ascenseur. Je regarde en arrière et j’indique à Jule de prendre ce conduit. Je m’avance pour entrer dans la cage de l’ascenseur. La cabine est en face d’un étage beaucoup plus bas. Sur le côté  il y a une échelle métallique qui nous permet de monter ou descendre. J’embarque dessus et je regarde dans le conduit. Jule s’en vient. Je lui crie : « Tu vas descendre d’un étage en utilisant l’échelle. Moi je vais monter pour que tu puisses passer. Rendu à la prochaine porte, attends que moi et Sophie on arrive. N’essaient pas d’ouvrir la porte. Je vais le faire. »

Je monte un peu plus haut sur l’échelle de métal. Je vois Jule passer et descendre vers la porte plus bas. J’attends et j’attends. Mais Sophie n’arrive pas. Je descends pour voir ce qui se passe. En regardant dans le conduit, je la vois qui progresse difficilement. « Est-ce que tu vas être capable de continuer. On a un 4 mètres à descendre par une échelle de métal avant d’arriver sur l’autre étage. Ensuite, on va avoir à parcourir un bon 15 mètres avant d’arriver à la cage d’escalier de service. Si tu veux, on peut prendre un break ici avant de continuer. » Elle me fait un grand sourire : « oui, je crois que je vais avoir besoin d’un petit break avant de continuer. »

Me tenant sur le bord du conduit, je la regarde lentement s’en venir.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai soudainement le besoin de regarder ce que Jule est en train de faire. Regardant en bas, je ne le vois plus. Et je remarque que la porte extérieure de l’ascenseur est ouverte. Le con ne nous as pas attendu. S’il croit s’en sortir sans nous. Qu’il s’arrange tout seul. Moi, je vais me concentrer sur Sophie.

Je retourne mon attention sur Sophie. Elle est couchée sur le côté à une dizaine de pieds de moi. « Sophie, est-ce que ça va? » Elle ne répond pas. Soudainement, son corps se met à trembler. Elle est en état de choc. Merde, j’entre dans le conduit pour la rejoindre. Quand j’arrive à sa hauteur, je la prends dans mes bras. Elle est bouillante et sa peau est recouverte d’une couche de sueur. « Sophie, est-ce que tu m’entends? Réponds-moi. » Mais elle ne fait que trembler. Qu’est-ce que je peux faire? Je ne sais pas ce que je peux faire. Qu’est-ce qui lui arrive? Elle se met à émettre des sons. Mais je ne suis pas capable de comprendre ce qu’elle dit. Je viens coller mon oreille sur sa bouche pour essayer de comprendre quoi que ce soit. « Saint-Raymond »  « Va à Saint-Raymond. » Elle finit par me dire. « On va y aller ensemble, je vais t’aider à y aller. Tu vas juste te reposer un peu et on va s’en aller à Saint-Raymond. »

Elle tremble tellement que son corps sursaute dans mes bras. Je ne sais pas quoi faire. Ma sœur, ma grande sœur est en train de mourir dans mes bras et je ne sais pas quoi faire pour l’aider. « Dis-moi quoi faire. Dis-moi comment je peux t’aider à retrouver la santé. Sophie, ne me laisse pas tout seul. Je ne pourrai pas survivre sans toi. » Soudainement, elle arrête de trembler et un profond et long soupire sort de sa bouche. « Non, Sophie. Restes avec moi. J’ai besoin de toi. » Elle ne bouge plus. Je ne sens plus son corps bouger. Je crois qu’elle ne respire plus. Je mets le bout de mes doigts sur son coup pour sentir son pouls. Mais je ne détecte rien. Je place ma main sur son cœur, mais je ne sens rien.
Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans le conduis. C’est comme si mon cerveau c’était déconnecter. Je n’ai plus de motivation. Je n’ai plus le goût de vivre. Ce qui me fit sortir de mon apathie c’est le bruit d’une personne qui me parle.

« Marc. J’ai besoin de ton aide. Marc, j’ai été mordu. Je perds beaucoup de sangs. Il faut que tu m’aides. »

Je tourne la tête pour regarder l’entrée du conduit d’où Jule me parles. Il a une plaie ouverte sur l’épaule et il a le visage blanc. J’ai déjà vu ça, il est en train de perdre le combat contre le virus. Je ne peux plus rien faire pour lui. Il est perdu.

« Hey! Tu dois m’aider. Tu vas m’aider! » De l’écume commence à poindre sur les côtés de sa bouche. La rage est en train de le prendre.

« Arghhhhh! Mich mou arg vish to nark! » Il entre dans le conduits et s’avance vers moi. Les yeux injectés de sangs et le corps tremblant d’agressivité. Je sors mon arme et je vise.

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Quelques jours plus tard…

Journal télévisé TVA 18h

« Bonjours.

Le grand titre ce soir. L’état d’urgence est levé officiellement.

Le virus de la rage ayant sévi dans la région de Québec a été contenu et maitrisé. Aucun nouveau cas dans les trois derniers jours. Les forces armées en place vont débuter un retrait progressif.

Après le combat, c’est le temps de faire le bilan. 

Cet après-midi, Marc Latendresse le héros de Saint Raymond, va rencontrer le premier ministre du Canada pour recevoir la médaille de la bravoure.»

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13 mois plus tard…

Sur le lac du Chiapas au Mexique. Pédro est en train de pêcher avec son frère Miguel.

« Il faut faire vite, les gardes peuvent passer dans le coin d’un moment à l’autre. Lance le filet ici. Je sais qu’il y a beaucoup de poisson dans ce coin. » Lança Pédro à son frère.

« Je n’aimes pas venir pêcher ici. Selon la sorcière Maria, le démon est encore près de l’église. Je ne veux pas qu’il me prenne. » Lui répondit Miguel.

« On va faire cela rapidos et on revient au village. »

Les deux hommes lance le filet dans l’espoir d’attraper une bonne quantité de poissons.

Ramenant le filet dans la chaloupe, les deux hommes sont heureux d’avoir choisi cet endroit. La pêche est bonne dans ce secteur. Surtout grâce aux histoires de démon qui circulent. Pédro ne croit pas au démon. Tant qu’ils ne se font pas prendre par les gardes du parc, ils peuvent pêcher ici sans vraiment de problème.

« Regarde celui-là. Il est bizarre ce poisson chat. » Miguel tenait dans ses mains un poisson chat de 1 pieds de long avec des taches bleu et rouge sur tous le corps. Pendant qu’il le montrait à Pédro, le poisson se tordit et lui mordit la main.

« Ouch! Il m’a mordu! » Miguel lâcha le poisson qui tomba hors de la chaloupe.

Pédro s’approcha de son frère pour regarder la morsure. « C’est superficiel, on ira voir le guérisseur en arrivant au village. » Et sur ce, les frères prirent le chemin du retour.
**Musique Rock qui joue avec un chanteur qui lance ces mots avec rage**
« Jouer à être dieu
Omnipotent dans les cieux
Imposer sans compter
Sacrifier sans se soucier »

« Le mal fait aux autres
Va revenir sur nous
Conscience en faute
Seul en dessous »

Refrain
« La Terre tourne
Elle va se venger
La Terre tourne
On va tous payer. »

« Le parasite va périr
La nature va sévir
Le retour destructeur
Contre les usurpateurs »

« Respecter c’est exister
L’autre c’est moi
La rage de soi
Destruction de l’humanité”

Refrain
« La Terre tourne
Elle va se venger
La Terre tourne
On va tous payer. »

- Chanson composé par Serge Cote

Fin

Serge Cote
2016 01 16